[Rédacteur Invité] – Facebook : une marche forcée vers l’avenir radieux de la consommation.

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Facebook, avant d’être un vecteur du réseau social et d’abord l’illustration du progrès dans sa conception contemporaine. Effectivement, pour être branché il faut désormais être online : si Facebook touche actuellement toute la société mondiale, pour peut que l’on est accès à internet, n’oublions pas que, comme toute révolution culturelle du XXIème siècle, elle procède du haut de la société. C’est-à-dire une idée née de la classe dominante, pour elle et financée par elle puis élargie au reste de la population. Facebook n’est donc pas une révolution populaire de l’Internet libre mais bien quelque chose de pensé, de construit (ce qui n’empêche nullement l’adaptation – aux plus grand nombre d’utilisateurs – bien au contraire – ), pour un unique but : faire de l’argent.

Facebook et la société de consommation

La société de consommation, basée sur le libre usage de l’argent aux États-Unis (effectivement, ce pays forgé par les Quakers est basé sur une déviance du protestantisme anglais : la prédestination sociale. « Si tu es pauvres c’est que Dieu le veut, si je suis riche c’est que Dieu le veut ; donc je fais ce que je veux de mon argent « … surtout le gaspiller dans l’accumulation de bien) s’est rependue en Europe après la seconde guerre mondiale et plus particulièrement en France au travers du Plan Marshall. C’est par leur engagement dans la guerre mondial que les USA entament leur mondialisation, phénomène économique appuyé par des réflexes culturels uniquement voués au renforcement du phénomène économique.

Ainsi, la France et l’Europe bénéficiant d’une manne financière en partie gratuite (seule une partie du Plan Marshall étant considéré comme un prêt) la consommation non raisonné de bien est entamée. Peu à peu, l’on passe de l’achat de biens liés à l’utile (une chaise) au confort (machine à laver) qui représente un usage utile définit (la machine à laver lave le ligne et soulage d’une corvée la mère de famille) à un achat de l’usage symbolique de simulation – de classe sociale, entre autre – (je suis pauvre mais j’ai le dernier Iphone pour montrer que je suis branché, riche, séduisant et accessoirement téléphoner).

Il en va de même pour Facebook. Pour ce qu’il est désormais convenue d’appeler « réseau social ». La stratégie du système est, en premier lieu, de changer le sens des mots. Si le paysan du temps jadis avait des liens sociaux (famille, amis, partenaires économique du marché, de la coopérative laitière ou que sais-je encore ?), le jeune cadre dynamique d’aujourd’hui à un réseau social. Le réseau social est la consommation utile des amis : rends moi un service pour conquérir tel client et je t’en rendrais un autre pour entrer dans tel club privé). L’application du réseau social, qui est donc à la base un réseau d’échange de service dans la classe dominante est donc appliqué, par l’intermédiaire de Facebook, au peuple pour ainsi amoindrir ses possibilités de rencontre réel, d’échange réel et même de don gratuit (en Europe, essentiellement liée au don chrétien par opposition au don intéressé des sociétés primitives et/où païennes).

En pratique, ce phénomène de renforcement du consumérisme, du point de vue de Facebook, se traduit par la vente de vos donnés personnelles à des annonceurs, comme le révèle en mai le Wall Street Journal via l’Express. En effet, sur Facebook ou Myspace, en cliquant sur une publicité, Yahoo! et Google reçoivent votre nom (identifiant) et peuvent consulter vos informations laissées publiques pour ainsi mieux cibler la pub apparaissant sur les pages de vos réseaux sociaux. Cela dit, suite aux révélations du journal américain, Facebook s’est empresser de supprimer la chose. Si la récupération de donnée directement personnel semble donc limitée par tel ou tel reportage journalistique, il n’en va pas de même pour le ciblage comportementale comme l’avait déjà souligner LeMondeInformatique.fr. Vos moindres clicks sont compilés pour en déduire un comportement de consommateur et, encore une foi, vous adresser une publicité ciblée lors de votre surf sur Internet. La palme d’or, en 2008, revenait alors à Yahoo! avec 110 milliards de données récoltées par utilisateurs (soit 811 par utilisateur du moteur de recherche). Plus récemment, en avril 2010, LeMondeInformatique.fr faisait état d’un piratage (d’origine russe) de données Facebook (identifiants et mot de passe) destinés à la vente et à des fin de phishing. Verisign, la société d’administration des domaines en .com, par l’intermédiaire de 20minutes.fr, évalue à 1,5 million le nombres de compte piratés.

Facebook et soft power

Le soft power, dans la stratégie militaire contemporaine est la manière d’influer sur autrui (opposant politique, nation ennemi etc.) sans l’usage de la force militaire (hard power). Par exemple, les rapports publiés sur Wikileak (fausses fuites en provenance de la CIA ; fausses car déjà révélées publiquement, certes pas d’un coup, mais au fur et à mesure de la guerre en Afghanistan) font état d’un exemple de soft power destiné à faire pression sur la France à fin qu’elle maintienne ses troupes en Afghanistan : la CIA encourage (par la divulgation d’informations ciblé à destination de la France ou par un soutient financier à tel ou tel association française) la mise en avant médiatique du mauvais traitement des femmes en Afghanistan pour ainsi crée une pression non pas militaire envers l’état français mais bel et bien moral (préalablement, les think-thank américains s’étaient attaché à trouver sous quelle angle l’affaire pouvait être menée) ; alors que sous la présidence actuelle de A. Karzaï les femmes portent toujours la burkha !

Il en va de même pour Facebook. Financé par la CIA, cet outil, pour avoir son utilité (retrouver d’ancien compagnon, être retrouvé facilement), doit comporter votre vrai nom et prénom. Bien plus efficace qu’une loi à l’échelle nationale et a fortiori mondiale, la création de toute pièce de ce désire de retrouvé et d’être retrouvé – de se trouver – facilite considérablement le flicage planétaire. Ainsi, selon Tom Hodgkinson du journal The Guardian, l’une des augmentations de capital la plus récente de Facebook est dû à une compagnie nommée Greylock Venture Capital, qui a investi la somme de 27,5 millions de dollars. L’un des principaux partenaires de Greylock est également membre du conseil d’In-Q-Tel, une entreprise qui n’est rien de moins que l’aile de capital-risque de la CIA. Cela pourrait paraître bizarre et même paranoïaque, mais depuis longtemps les services de renseignement ont créé ce fond, qui »identifie et s’associe aux entreprises développant des technologies de pointe pour aider à fournir ces solutions à l’Agence Centrale de Renseignement et à la communauté du renseignement des États-Unis [NdT : Intelligence Community United States] pour poursuivre leurs missions. »

Le Département de la Défense des États-Unis et la CIA adore cette technologie car elle leur facilite les recherches et l’espionnage. « Nous devons trouver de nouveaux moyens pour dissuader de nouveaux adversaires, » a dit le secrétaire à la défense Donald Rumsfeld en 2003. » Nous devons passer à l’ère de l’information, qui est le fondement essentiel de nos efforts de transformation…  » A-t-il ajouté.

Facebook et vous

Posez-vous désormais les bonnes questions : Facebook vous apporte-il vraiment quelques chose ou ne vous fait-il que perdre votre temps ? Combien de personne avez vous virtuellement retrouvées puis réellement rencontrée par la suite ? Enfin, si la question de votre dépendance psychologique à Facebook ne vous est même pas venue à l’idée, c’est que le boulot des publicitaires, si ce n’est celui de la CIA dans une certaine mesure, à correctement été exécuté.

Pour aller plus loin :

Internet

Bibliographie

  • La société de consommation : Le Capitalisme de la Séduction de Michel Clouscard.
  • Softpower et nouvelles propagandes : La Guerre du Sens du Général Loup Francart.

Un mot sur l’auteur:

Hermin, 25 ans, Étudiant en Histoire en Rhône-Alpes, intéressé par la politique, la géopolitique et la sociologie. J’ai déjà rédigé quelques articles sur divers sites spécialisés en musique et réflexion politique. En surfant sur divers sites dédiés à l’Internet j’ai souvent constaté le manque d’intérêt des profanes, notamment dans les commentaires (qui sont sensées refléter une partie du lectorat), pour les sous-jacent de la révolutions Internet, et plus particulièrement ceux liés aux récoltes d’informations personnels sans le consentement des intéressés. D’où ce bref article ouvrant à quelques pistes.

En tout cas je remercie Hermin pour sa participation pour le moins très intéressant et souvent méconnue. N’hésitez à commenter, partager cet article et à vous manifester pour ouvrir le débat. Croyez-vous à la théorie du complot? Pensez-vous qu’il est trop paranoïaque? Ou au contraire, effectivement les intentions de Facebook ne sont pas claires et ils ne font pas qu’un « réseau social » pour garder le contact entre les membres. Je suis sûr que Hermin répondra à toutes vos questions.

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  • T’es un poil parano, prend un peu de Xanax 🙂

    Blague à part, ok fb récolte des données, ok ils les revendent (mais uniquement celle que tu as rendu publiques), alors franchement qu’est ce que fb a à faire des données Pierre, de Paul ou de Jacques…
    Ils les traitent principalement en masse pas individuellement, à part pour la pub ciblée, mais ça c’est simplement du marketing près tout 😉

  • Merci à Romain pour la publication de ce petit article. Quelques fautes d’orthographe trainent encore mais rien qui entrave la compréhension.

    Une petite anecdote bonus : vous connaissez fort bien, je suppose, les problèmes liés à 123people.com. Sachez qu’un ami d’ami, qui travaille pour les renseignements intérieures, se sert en premier lieu plus volontiers de ce site plutôt que d’un fichier de type EDVIGE…

    Enfin, Bastien, si vous ne voyez pas l’inconvénient de la chose, je vous invite, uniquement pour le côté markéting, à lire ceci (technique de Storytelling) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Storytelling_%28technique%29

    Si vous ne voyez toujours pas, je ne peux pas faire plus.

    A méditer pour la fin d’aprèm’ « A bonne entendeur, salut ». 🙂

  • Dommage que l’on ne puisse éditer ses messages : il faut lire « A bon entendeur »…

    Cela dit, comme Napoléon, je ne laisse pas l’orthographe limiter le flot de ma pensée !

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