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Parlerons-nous un jour tous la même langue ?

En B2B, la langue est un sujet central. Chacun sait en effet qu’il faut s’adresser aux clients et prospects dans leur langue, ce qui explique que l’on ait tant...

Publié par Arthur

En B2B, la langue est un sujet central. Chacun sait en effet qu’il faut s’adresser aux clients et prospects dans leur langue, ce qui explique que l’on ait tant besoin de traducteurs, les meilleurs alliés pour mener à bien un projet à l’international.

Au point de rêver d’un monde unilingue, sans barrière de la langue ni frontière à la communication  ? Dans un monde de plus en plus globalisé, la question n’est pas si grotesque… Mais une langue universelle est-elle possible ou bien s’agit-il d’une grande utopie  ? Parler espéranto ou anglais est-il la solution pour pouvoir communiquer avec n’importe qui dans le monde  ? Tentons de clarifier ce vaste sujet  !

Pourquoi ne parle-t-on pas tous la même langue  ?

D’abord, la première question qui se pose est  : pourquoi existe-t-il de très nombreuses langues à l’échelle de la planète et non une seule langue commune à toute l’humanité  ?

La Bible s’en est emparée et en a fait un mythe, celui de la Tour de Babel. Il décrit le fait que les hommes parlaient bel et bien tous la même langue jusqu’à un châtiment divin lorsqu’après le Déluge, sauvés par l’Arche de Noé, ils avaient retrouvé leur vie de vanité. Les hommes ayant bâti une immense tour capable d’atteindre les cieux, Dieu, en réponse à leur orgueil, créa une multitude de langues différentes. Résultat  : les hommes ne se comprirent plus entre eux et la construction de la tour fut stoppée.

Bien d’autres légendes entourent cette question de l’origine des langues. Qu’elles soient africaines, asiatiques ou amérindiennes, toutes décrivent une situation de chaos ayant conduit à l’apparition de la diversité linguistique, avec pour effet que les peuples ne pouvaient plus se comprendre entre eux.

La langue comme code propre à chaque peuple

Si on se base sur la science plutôt que sur les mythes, les milliards d’êtres humains qui peuplent aujourd’hui la planète ont la même origine… Alors comment expliquer cette multitude de langues de part et d’autre de la planète  ? Eh bien, c’est la magie de l’évolution des peuples, chaque groupe ethnique créant ses propres codes, dont celui du langage.

Il existe plusieurs groupes linguistiques qui, à partir de racines communes, ont évolué en différentes branches et elles-mêmes en plusieurs ramifications, au gré de l’activité de l’homme, de ses déplacements, des contacts existants ou non entre peuples. Cela donne le fait qu’aujourd’hui, deux langues indo-européennes comme l’allemand et l’italien ne se comprennent pas, chacune ayant suivi sa propre évolution.

Les chiffres du multilinguisme dans le monde

Combien de langues sont parlées dans le monde  ?

Les spécialistes recensent environ 7000 langues vivantes dans le monde. C’est une moyenne, tant il est complexe de les dénombrer précisément. D’une part, car les langues sont en constante évolution, mais aussi car il faudrait ajouter à ce décompte des milliers de dialectes.

Quelle est la différence entre langue et dialecte  ? Certains linguistes vous diront que tout dépend de l’existence d’une grammaire structurée ou non, d’autres basent leur définition sur la pratique locale ou plus large d’un idiome… Pour être très honnête, personne n’est d’accord, sauf pour dire que le multilinguisme à l’échelle du monde est immense  !

Quelle place pour les langues dominantes  ?

D’après les recensements, 95 % de la population mondiale parle une des 200 langues dominantes parmi les 7000 en usage environ. Cela montre bien la très grande disparité qui existe dans la place qu’occupent les différentes langues, qu’elles soient régionales, nationales voire à usage international.

La taille des pays compte beaucoup, bien entendu, et c’est l’une des raisons expliquant que le mandarin (ou chinois simplifié) tient aujourd’hui une place majeure parmi les langues les plus parlées dans le monde. Première ou deuxième langue au monde selon que l’on comptabilise uniquement l’usage en tant que langue maternelle ou pas, le mandarin est parlé par plus d’un milliard de personnes, essentiellement en Chine, et rivalise avec l’anglais, beaucoup plus dispersé sur la planète.

Des milliers de langues en voie de disparition

D’après les linguistes, entre 3000 et 4000 langues sont menacées d’extinction, souvent celles qui se transmettent oralement ou des langues minoritaires ciblées par des politiques locales visant à imposer une langue dominante. L’UNESCO chiffre déjà la perte à 25 langues par an quand d’autres estiment que la moitié des 7000 langues dans le monde aura disparu d’ici la fin du siècle.

On peut y voir une amorce de cheminement vers le fait de parler tous un jour la même langue, et pourtant, on mesure aussi à quel point les milliers de langues restantes forment un barrage résistant face à l’idée d’une langue unique.

La langue unique  : solution pragmatique ou utopique  ?

La lingua franca, la langue unique en Méditerranée

L’humanité n’a pas attendu nos réflexions du XXIe siècle pour se poser la question d’une langue unique. L’exemple le plus réussi dans le passé remonte au Moyen-Âge et s’appelle la lingua franca.  Cette langue franque était en usage dans le bassin méditerranéen, permettant les échanges entre français, catalans, occitans, italiens ou encore arabes. Le but  ? Développer le commerce sans s’arrêter à la barrière de la langue.

Ce premier grand exemple de langue véhiculaire reposait sur une grammaire très simplifiée, avec un vocabulaire réduit, puisant dans les différentes langues des peuples concernés. Il s’agissait d’être pragmatique et de simplement réussir à s’entendre sur les échanges commerciaux, avec le lexique approprié, ni plus ni moins. Aujourd’hui, l’expression lingua franca est restée et désigne une langue véhiculaire.

L’espéranto, la langue pour tous se comprendre  ?

Il y a pratiquement un siècle et demi, l’espéranto était créé de toutes pièces par un médecin polonais, dans le but d’abattre les frontières de la langue entre les peuples. Il la voulait « langue internationale » et universelle, facile à apprendre grâce à une grammaire simple et sans exceptions. Il s’agit de ce que l’on appelle une langue agglutinante, avec des morphèmes qui se combinent pour former les mots.

L’espéranto est-il devenu la langue véhiculaire que souhaitait son créateur pour l’ensemble de la population mondiale  ? Pas vraiment, mais elle est tout de même parlée dans 120 pays avec un nombre de locuteurs estimé entre 3 et 10 millions.

Mais, attention, il existe une nuance fondamentale dans l’espéranto, comme dans la lingua franca  : elles se veulent langue commune et non langue unique. Il s’agit de se comprendre les uns les autres et de pouvoir communiquer avec n’importe qui, mais pas de gommer la langue maternelle de chacun.

Doit-on tous parler anglais  ?

Et qu’en est-il des langues traditionnelles  ? On a vu que certaines sont pratiquées par des millions, voire milliards de personnes  : l’une d’elle pourrait-elle alors écraser les autres et s’imposer comme langue unique  ? N’est-ce pas déjà en quelque sorte le phénomène qui se produit progressivement avec l’anglais  ? Car de toute évidence, l’anglais s’est imposé comme langue universelle, celle qui sert de terrain commun à de multiples populations de tous horizons et dans tous domaines.

Cependant il n’est pas imaginable qu’une seule langue s’impose à l’échelle de la planète. Malgré notre point de vue occidental et globalisé, tous les peuples n’ont pas de contacts avec la culture et le commerce mondialisés, catalyseurs de cette place massive prise par l’anglais depuis quelques décennies. De nombreuses langues minoritaires perdureront donc quoi qu’il arrive.

Et puis, au fond, la question derrière tout cela c’est celle de notre identité et de la diversité entre les peuples. Car une langue porte en elle une culture et il en va de leur préservation que d’entretenir le plurilinguisme dans le monde. Nationale, régionale, ethnique ou religieuse, chaque identité culturelle laisse sa marque sur une langue. Cela contribue à la moduler avec des variantes, de même que les époques qui chacune font évoluer le vocabulaire, et même la syntaxe. C’est le principe même des langues vivantes et elles font l’immense richesse de l’humanité  !

Comment communiquer quand on ne parle pas la même langue  ?

Le plurilinguisme comme richesse de l’humanité, c’est bien joli sur le papier… mais, concrètement, c’est très problématique quand on ne parle pas toutes les langues de la terre (ou qu’on a déjà du mal avec la grammaire anglaise, soyons honnêtes). Heureusement, les traducteurs sont toujours prêts à venir à notre rescousse quand on a besoin de communiquer dans une langue qu’on ne parle pas  !

Alors, puisqu’on a toujours besoin d’un traducteur, sachez que vous pouvez compter sur notre panel de professionnels couvrant plus de 90 langues. Demandez un devis pour vos traductions et nos équipes s’occupent de tout  !

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