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Le Clickbait pour faire le buzz : une méthode payante ?

Exploitant la théorie selon laquelle les internautes sont curieux de nature, le clickbait (piège à clics en français), aussi connu sous le nom plus...

Publié par Jerome Dajoux

Exploitant la théorie selon laquelle les internautes sont curieux de nature, le clickbait (piège à clics en français), aussi connu sous le nom plus vulgaire de « putaclic », est un contenu web destiné exclusivement à attirer des visiteurs afin de générer un maximum de revenus publicitaires. Autrement dit, son titre se veut racoleur, voire mensonger, et son contenu est de piètre qualité.

Le clickbait s’inscrit donc en parfaite opposition avec le contenu qualitatif qu’entendent récompenser la plupart des moteurs de recherche.

En attendant, puisque le clickbait peut permettre de créer le buzz, est-ce judicieux de l’intégrer même à petite dose dans une stratégie de content marketing  ? Éléments de réponse…

 

Le clickbait, c’est quoi  ?

Mieux connu en France sous l’appellation « putaclic » ou « pute à clics », le clickbait désigne des contenus Internet ayant pour objectif d’attirer du public à moindres frais, mais aussi d’encourager l’internaute au partage sur les réseaux sociaux.

De nombreux sites web sont ainsi devenus de vrais spécialistes du clickbait. Il faut dire qu’en matière de stratégie web, il n’y a absolument rien à connaître. En effet, la qualité du contenu, son originalité, la grammaire et l’orthographe et même la réalité des données communiquées n’ont pas d’importance.

Issu de Ààjustetitre le Tumblr de Adrien Gingold qui recense des titres de faits divers les plus farfelus…

La seule chose qui compte est que l’internaute se rende sur la page… tant pis s’il est ensuite déçu…Ainsi, pour concevoir un bon clickbait, quatre éléments doivent être au rendez-vous  :

  • Une image. Celle-ci ne doit pas laisser indifférente et doit, dans l’idéal, correspondre à l’émotion que vous désirez créer à savoir la joie, la tristesse, la colère ou la surprise. Bien évidemment, putaclic oblige, tout est permis. Il ne faut donc pas hésiter à utiliser du trash quitte à y appliquer un léger flou.
  • Un titre racoleur. Sa formulation doit impliquer l’internaute et lui donner envie instantanément d’en savoir plus. Afin de vous aider à rédiger un bon titre, il est facile de trouver des modèles de titres pour putaclic, n’hésitez donc pas à vous en servir. Notez que souvent, pour attirer l’œil, ces titres sont rédigés uniquement avec des majuscules. Moche mais efficace…
  • Une utilisation de l’actualité. Afin que le buzz fonctionne, il est pertinent de proposer des putaclics surfant sur l’actualité.
  • Un contenu formaté. Si la qualité rédactionnelle n’est pas regardée, veillez à ce que ce type de contenus fasse passer le lecteur par au moins 4 des grandes émotions suivantes  : OMG, LOL, WTF, HOT, FAIL et CUTE.

Reste maintenant à savoir si ce type de contenu peut avoir sa place dans la stratégie de content marketing d’une marque.

 

Le clickbait a ses avantages… et ses inconvénients

Du fait de l’important trafic qu’il est capable de générer, le clickbait ne peut que faire envie à de nombreuses marques, et en particulier à celles qui peinent à se faire connaître… Mais les marques doivent-elles céder à la « facilité » du clickbait  ? Rien n’est moins sûr…

La meilleure preuve de cela est d’ailleurs que malgré le succès du clickbait depuis plus de 10 années sur la Toile, peu de marques ont choisi de s’inscrire sur cette voie.

En effet, les principaux créateurs de ce type de contenus sont des sites spécialisés qui ont basé leur modèle économique sur la publicité sur Internet. Ainsi, pour gagner de l’argent, ils doivent profiter d’un important trafic et tous les moyens sont alors bons pour le générer.

En parallèle, ces sites ont bien compris qu’ils devaient miser sur une image « déconne » et montrer qu’ils ne se prennent pas véritablement au sérieux. En outre, ils offrent des contenus qui se picorent dans les transports en commun ou lors d’un moment détente. Voilà d’ailleurs pourquoi certaines marques d’alcools festifs ou les opérateurs de jeux en ligne apprécient de communiquer sur des putaclics.

Bon à savoir
Pour les autres marques, l’intérêt est moindre car beaucoup ne souhaitent pas voir leur image associée à la « déconne » ou pâtir de l’image quelque peu négative du clickbait. À partir de là, apparaître sur les sites spécialisés dans ce type de contenus ne peut qu’être une mauvaise idée.

Quant au fait de créer vos propres putaclics pour faire connaître votre marque, c’est une idée à réfléchir. Au cours des dernières années, certaines marques s’y sont essayées mais beaucoup ont échoué. Il faut dire que beaucoup ont cherché le bon compromis entre « faire du sensationnel » et « préserver leur image », un équilibre qui n’existe pas pour faire du putaclic performant…

 

Lorsqu’il est question de créer le buzz sur la Toile, utiliser le clickbait reste une excellente idée mais toutes les marques ne peuvent pas nécessairement se le permettre.

En effet, ce type de contenus a vu son image se dégrader et il serait dommage d’écorner l’image de votre marque simplement pour réaliser un coup de communication. Qui plus est, certains acteurs majeurs du web comme Facebook commencent à faire la chasse au putaclic afin de privilégier des contenus de qualité. Les opportunités de faire le buzz pourraient donc se raréfier.

Pour autant, une réflexion est à conduire car il est certain que l’alliance de certains éléments du clickbait et d’un contenu de qualité pourrait aussi faire des étincelles sur le web … mais personne n’a encore trouvé cet équilibre précaire. Faites rédiger des contenus vraiment qualitatifs par des rédacteurs professionnels sur Redacteur.com 

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